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Internationalisez votre PME: une approche terre-à-terre, deuxième édition
Forts du succès remporté en 2009-2010 dans l’accompagnement à l’international d’une cohorte d’entreprises lavalloises, Mercadex International et le Centre des affaires internationales de LAVAL TECHNOPOLE (CAILT) lancent une deuxième édition du Programme DIM avec un groupe de 7 entreprises oeuvrant dans autant de secteurs d’activité. Dans le cadre de cet accompagnement,le Programme DIM (Démarche d’internationalisation de Mercadex) apporte aux entreprises un soutien stratégique sur un horizon de 18 mois dans le but de préparer leur projet et assurer l’aiguillage de leurs démarches sur les marchés extérieurs les plus porteurs.
Connu sous le vocable Internationalisez votre PME : une approche terre-à-terre, ce programme s’inscrit parfaitement dans le cadre de la nouvelle planification stratégique 2012-2015 du CAILT. Les entreprises lavalloises qui bénéficient de l’accompagnement de Mercadex-CAILT sont :
• Airex • Bio-Vert / Savons Prolav • BONE Structure • B2T • I-Edit • Novus Design • Occy Laboratoire
Pour toutes informations sur ce programme d’internationalisation, veuillez contacter Monsieur Guillaume Cariou, 514-489-9068, poste 22.
Sous-traiter à l'usine du monde: des risques à assumer
Par Jalal El Fadil
Pour plusieurs fabricants, la Chine, usine du monde, représente une option permettant de préserver ou obtenir un avantage compétitif dans un environnement de concurrence accrue à l’échelle mondiale. Depuis que la Chine a fait son entrée à l’OMC en 2001, son rôle de « partenaire sous-traitant » a pris une ampleur phénoménale. L’empire du milieu a permis à de nombreux fabricants occidentaux de rester concurrentiels, encore que cette stratégie s’est souvent accompagnée de défis et problèmes de taille, notamment au chapitre de la diminution de la qualité du produit fini ou encore de coûts imprévus.
Plusieurs entreprises ayant opté pour cette stratégie n’ont pas connu les succès escomptés. Or, l’échec de ces stratégies et l’insatisfaction des dirigeants à leur égard s’expliqueraient en grande partie par la méconnaissance et la négligence des risques qui leur sont associés. Voilà qui a justifié la réalisation d’une étude visant l’identification et l’analyse des risques liés aux projets de sous-traitance en Chine, l’examen de leur influence sur la réalisation des objectifs de l’entreprise et l’exploration des pratiques utilisées pour en réduire les conséquences négatives.
Une étude de cas portant sur sept entreprises manufacturières canadiennes a fait le point sur ces questions, révélant d’entrée de jeu que les projets de sous-traitance en Chine « sont plus complexes et présentent plusieurs difficultés que les entreprises ne rencontrent pas dans leur pays ». Cette complexité est due notamment à la distance géographique, au contrôle réduit sur les opérations par les dirigeants, à l’inexpérience de ces derniers dans la gestion de ce type de projets et principalement aux différences culturelles. Tous ces facteurs et bien d’autres sont générateurs de risques pour les entreprises manufacturières sous-traitant des activités en Chine.
Parmi les facteurs de risques exogènes (extérieurs à l’entreprise) évoqués dans l‘étude on peut citer le non-respect de la propriété intellectuelle et des ententes et les difficultés des recours judiciaires.Toutefois, les risques les plus importants sont associés aux aspects culturels et sociaux, tels que l’incompréhension, les difficultés de communication ainsi que les difficultés d'application de certaines pratiques de gestion et de contrôle de qualité.
On compte d’autre part comme facteurs de risques endogènes (propres à l’entreprise) l’inexpérience de l’équipe de direction, particulièrement au niveau de la sous-évaluation des coûts de sous-traitance, de la sélection du mauvais sous-traitant et de l’utilisation de méthodes de communication, de contrôle et de gestion. Pour ce qui concerne le manque d’expérience du personnel, on observe que le risque de défaillance dans la gestion opérationnelle des projets de sous-traitance est important. Par ailleurs, le risque de diminution de la qualité des produits fabriqués en Chine et de livraison de produits défectueux et non-conformes est très élevé alors que celui de perturbation dans la production et la gestion des stocks au pays ainsi que celui de dépassement des délais de livraison ont été soulevés par plusieurs dirigeants.
Quoi qu’il en soit, la possibilité d’occurrence de risques ne doit pas être perçue comme une entrave définitive aux objectifs des PME qui souhaitent réduire leurs coûts de production. En effet, l’étude des risques et des stratégies de gestion montre que la présence de risques majeurs n’empêche pas les dirigeants d’atteindre les objectifs de leurs projets de sous-traitance en Chine, pour peu qu’ils mettent en place des plans de réponse à ces risques. D’ailleurs, l’analyse des cas a mis en évidence un grand nombre de stratégies qui se sont avérées profitables soit pour éviter la survenance des risques, soit pour en contrôler les conséquences et en réduire les impacts.
En conclusion, l’étude montre notamment l’importance pour les dirigeants de se familiariser avec les dimensions culturelles des Chinois et leurs façons de travailler, de communiquer régulièrement avec ces derniers pour établir des liens qui vont au-delà des relations d’affaires, et de trouver des moyens pour les inciter à offrir un service et des produits répondant aux normes de qualité souhaitées. On retient principalement la nécessité de développer une certaine proximité pour favoriser la confiance et la collaboration et réduire l’éventuelle occurrence de certains risques.
Pour consulter l’étude dans son intégralité en version française, veuillez cliquer ici.
Jalal El Fadil
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Le MercadExpress est une publication de Mercadex International
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